22 février 2022, la célébration du Féminin

Date-miroir, palindrome (se lisant aussi bien de droite à gauche que de gauche à droite), ce 22 février 2022 est fortement yin, marqué par les énergies d’amour, d’ancrage et de fertilité.

Le 2 célèbre la collaboration, l’union, l’intuition, la sensibilité. Il est empli de l’énergie yin, celle de l’élément Eau, une énergie vibratoire de type lent, passive. C’est une énergie puissamment féminine.

Le 6 (2+2+0+2) quant à lui nous ouvre à l’harmonie, l’amour, nous dirige vers les choix et la responsabilité. Comme le 2, qu’il triple, c’est une énergie yin, celle de la Femme.

Les deux nous parlent de dualité, c’est l’union de la Terre et de l’Eau, l’énergie de la Lune, gibbeuse décroissante en ce moment. Une Lune-calice, qui intègre les apprentissages vécus, aligne ses pensées avec ses actes. Une lune qui transmet, qui diffuse, qui répand, qui distribue.

Enfin la somme du palindrome (2+2+0+2+2+0+2+2) donne 12, ce qui une fois réduit, fait 3, autrement dit la communication, l’expression personnelle, la créativité.

Energie vibratoire dynamique et ouverte, à la fois Yang et Yin, c’est l’esprit, le produit de l’expression.

On parle de cette date comme d’un portail énergétique : utilisez ce jour pour vous exprimer, pour laisser parler votre intuition, écouter vos sens, et vous laisser guider.

Et riez, partagez, créez, tout ce qui augmente votre énergie et vous permet d’augmenter celle du monde.

🌸

L’automne

De l’imagination ; mais on sent un parti pris de se singulariser. 

colette

Elle m’est restée dans la mémoire, cette note écrite à l’encre rouge en marge d’une composition française. J’avais onze, douze ans. En trente lignes, je déclarais n’être point d’accord avec ceux qui nommaient l’automne un déclin, et je l’appelais, moi, un commencement. Sans doute je fis mal entendre ma pensée, qui n’a point changé, et je voulais dire que le vaste automne, insidieusement couvé, issu des longs jours de juin, je le percevais par des signes subtils, à l’aide surtout du plus sauvage de mes sens, qui est l’olfactif. Mais une enfant de douze ans dispose rarement d’un vocabulaire qui soit digne de traduire ce qu’elle pense et ressent. Pour n’avoir pas choisi le printemps diapré et ses nids, je n’eus qu’une note médiocre.

Quoi de mieux qu’un texte de Colette pour ouvrir ce site ? Car tout y est. Sensualité, originalité, présence sauvage de la nature et difficulté – parfois – à l’exprimer. 

Ceux que d’aucun appelaient déclin et j’« appelais, moi, un commencement », dit-elle. Tout est dit. Le faire et le défaire. La fin et le recommencement. Le cercle de la vie. 

Parce que passée l’équinoxe d’automne, ce moment où la nuit et le jour sont exactement égaux, vient la nuit, le sommeil, le temps de reconstitution. Les arbres perdent leurs feuilles, certaines espèces animales migrent, d’autres se préparent à hiberner, tout ralentit naturellement. 

Pourquoi ne pas faire de même ? Après l’été et ses échanges, sa vie en extérieur, il peut être doux de se retrouver chez soi, de se pelotonner sur son canapé, sous un plaid, une tasse chaude à la main. Allumer des bougies. Apprécier la pénombre. Redécouvrir les odeurs plus épicées et les tissus plus lourds.

Et rêver.

Photo de David Geib sur Pexels.com

L’automne est un deuxième printemps où chaque feuille est une fleur

Albert Camus